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Education bienveillante : le triangle de la réussite

Eduquer dans la bienveillance est le défi de nombreux parents aujourd’hui. Comprendre son enfant pour l’aider à se construire dans le respect de chacun est un bel objectif. Mais comment passer outre les crises, les jérémiades, les cris, les réveils nocturnes, les refus d’obtempérer ? Comment faire face à cet enfant qui boude, qui râle, qui ne veut rien manger d’autre que des bonbons, qui se croit nul, qui crie et pleure façon exagérée à la moindre contrariété, à la moindre frustration ?

Si vous pensez faire autrement que par une épreuve de force, alors lisez la suite de cet article ! Si vous voulez sortir du schéma éducatif traditionnel « Tu verras quand on sera rentré à la maison ! » « Mais qu’est-ce que j’ai fait pour avoir un enfant pareil ? » « Allez dépêche-toi ! Mais c’est pas possible d’être aussi lent ! », alors la parentalité positive est LA solution à la construction d’une belle relation à votre enfant.

Aujourd’hui, je peux établir avec mon expérience et ma pratique qu’une éducation bienveillante s’appuie sur 3 piliers fondamentaux complémentaires et nécessaires. Ce sont ces 3 habitudes qui ont simplifié ma vie de famille.

Habitude n°1 : La disponibilité

Être disponible, se rendre disponible, c’est un investissement sur le long terme. Les enfants demandent du temps pour jouer, pour grandir, pour se construire. Leur accorder ce temps c’est investir sur leur autonomie, sur du temps gagné à faire les choses, sur de l’énervement et des cris qu’on ne poussera pas !

Être disponible, c’est être disponible physiquement : être là, présent. Une succession de bons moments, c’est plus important qu’un bon moment de temps en temps. Retenons que c’est la quantité de bons moments qui construit la relation. Se rendre disponible, c’est construire la relation à l’enfant et la sérénité dans la famille.

Souvent, on gagne du temps et de l’énergie à passer 10 minutes à jouer avec son enfant en rentrant de l’école pour que la suite des routines se passent bien (les devoirs, la douche, préparer le repas). On évacue les tensions, on passe un bon moment ensemble, et hop tout le monde repart du bon pied.

Être disponible c’est aussi être disponible moralement. Quand on a la tête prise par ses soucis, ce qu’il nous reste à faire, quand on est fatigué, on n’est pas réellement là. Pensons à poser nos téléphones, éteindre les écrans, prendre 5 minutes pour soi (respirer, méditer) avant de profiter pleinement des moments avec nos loulous.

Habitude n°2 : la confiance

Avoir confiance dans son enfant, c’est lui ouvrir tous les possibles : « Je suis capable de faire cela tout seul ! » « Je peux le faire ! » La confiance en soi se construit au jour le jour, dans tous les gestes du quotidien. Penser que son enfant peut le faire, le laisser explorer, tenter, essayer, ré-essayer, observer sa persévérance, c’est l’aider à construire ses capacités à réussir dans la vie. C’est parce qu’on lui fait confiance que l’enfant prendra des risques mesurés. Mesurés parce qu’il aura confiance en ses capacités et saura où sont ses limites. D’expérience, les enfants à qui on fait confiance ne se mettent pas en danger car ils savent identifier le danger (car ils auront beaucoup expérimenté avant) et donc savent s’arrêter avant une prise de risque trop grande.

crédit photo : Pngtree

La confiance de l’enfant vers ses parents lui permet d’exprimer librement ses peurs, ses craintes, ses tristesses, ses joies. Pouvoir exprimer librement ses émotions c’est réjouissant et très rassurant. Pouvoir dire sans crainte qu’on a peur de sauter dans le grand bain sans se faire traiter de « poule mouillée » ou de « chochotte », va aider l’enfant à traverser cette peur. Quand on sait qu’on sera écouté avec empathie, on est prêt à prendre plus de risques dans la vie !

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter  : le programme des ateliers Eduquer-Grandir

Habitude n°3 : l’objectif

Quel est mon objectif en tant que parent ? Quelle est la relation que je veux avec mes enfants ?

Si je veux sortir des rapports de force, si je veux être dans la bienveillance, si je veux une relation de belle qualité avec mes enfants, alors garder cet objectif dans un coin de ma tête va m’aider à garder le cap. Avoir pleinement conscience de son objectif, c’est comme une ligne de mire, surtout quand on est fatigué ou exaspéré. Si on pense à son objectif, c’est plus facile d’être empathique et bienveillant. On respire (pour se calmer) et on peut dire plus tranquillement « Je suis là pour toi. Je vais t’aider. »

C’est un changement de posture qui s’opère, et cela change tout. On peut régler le conflit ou la crise plus sereinement, et surtout on peut faire en sorte que cela ne se reproduise plus.

En résumé 🙂

C’est sur ce triangle de la réussite (disponibilité – confiance – objectif) que je pratique l’éducation bienveillante. En effet, la construction dans le respect de chacun ne peut se bâtir que si ces 3 éléments sont réunis. Si un de ces 3 éléments fait défaut, il ne peut pas y avoir bienveillance. C’est par la répétition de la disponibilité, de la confiance, et l’ancrage de mon objectif que ce triangle garantit de belles relations au sein de ma famille. C’est testé et approuvé !

Lorsque ces 3 habitudes deviennent aussi naturelles que l’acte de respirer, la joie de vivre et le plaisir d’être ensemble s’invitent au quotidien dans votre maison. C’est simple finalement, non ?

Cet article participe à l’évènement “3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien” du blog Habitudes Zen. Ce blog m’inspire et me nourrit régulièrement. Mon article préféré est Le hack ultime : lâcher-prise.

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