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#4 : Pour une enfance heureuse

Catherine GUEGEN est pédiatre et spécialisée dans le soutien à la parentalité. C’est une référence dans le monde de l’éducation et de l’enfance.

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Parce que les neurosciences bouleversent nos connaissances sur les relations et le développement du cerveau, ce livre repense l’éducation à la lumière des dernières découvertes scientifiques.

Parce que le cerveau de l’enfant est encore immature

Ce qui est particulièrement nouveau dans ces découvertes, c’est la description détaillée du rapport direct qui s’établit entre le climat affectif qui entoure l’enfant -pendant la grossesse puis les 1ères années- et le développement des zones du cerveau.

Pour faire court, un enfant qui a des racines affectives solides c’est-à-dire un enfant qui SAIT qu’il sera entendu par ses parents se développera harmonieusement sur le plan physique et psychologique et sera la plupart du temps un adulte épanoui.

Mais qu’est ce que ça veut dire « entendre » un enfant ?

Les conventions sociales, les habitudes éducatives forment les parents à agir « pour le bien » de leurs enfants : un enfant « bien éduqué », en bonne santé, qui dorme et mange bien. L’adulte décrète : « Il faut manger ! » « Il faut dormir ! » sans se préoccuper de savoir si l’enfant a effectivement sommeil ou faim. Cette déconnexion à lui même empêche l’enfant de se construire sereinement puisqu’il ne sait plus quand il a faim ni quand il a sommeil.

« Entendre » son enfant c’est, nous dit Catherien GUEGEN, développer son empathie à son égard.  Et, bonne nouvelle, l’empathie peut s’apprendre ! C’est à nous adultes, d’y travailler, car nous transmettons avant tout ce que nous sommes, notre façon d’être.

La découverte des neurosciences…

… l’enfant est un être en construction, il est encore fragile, vulnérable, malléable. Sa grande plasticité du cerveau est à double tranchant.

Si l’ambiance dans laquelle il vit est stimulante, empathique, aimante, compréhensive et accompagnante, alors toutes les connexions neuronales se feront correctement et même seront décuplées. Si son environnement est trop défavorable, ses expériences relationnelles peuvent laisser des empreintes physiques dans le cerveau et donc le modifier profondément, et parfois de façon irréversible.

Comprendre et accepter que l’enfant a un cerveau en construction, c’est déjà beaucoup. Comprendre aussi que pour se développer un cerveau a besoin de relations apaisées, c’est notre défi !

Quand le stress peut altérer le développement du cerveau

Les études actuelles montrent que les 1ères années de la vie sont déterminantes pour un bon développement de l’enfant. Dès la vie intra-utérine, l’enfant commence à construire des connexions cérébrales et affectives qui fonderont le socle de sa vie d’adulte.

L’enfant, qui a vécu de très mauvaises expériences se méfie de tout contact humain et perd progressivement la capacité à nouer des liens avec les autres. Il vit en permanence avec un sentiment d’impuissance, d’angoisse et développe une image négative de lui-même et des autres. En fonction de leur tempérament, et de rencontres avec des personnes bienveillantes, certains enfants seront résilients, c’est-à-dire, réussiront à mener une vie normale et heureuse malgré des expériences traumatisantes. D’autres, au contraire, ne s’en sortiront pas.

Quand le maternage est fondamental

A l’opposé du stress et de la peur, il y a le maternage.

Catherine GUEGEN explique que le maternage développe des molécules et des neurones vitales qui favorisent le développement du cerveau. Le maternage peut même s’inscrire profondément dans les gènes et peut donc se transmettre !

C’est ici le développement cognitif de l’enfant ainsi que sa capacité à faire face au stress dans la vie qui sont en jeu. Les relations aux autres, la gestion de ses émotions, l’empathie, l’apprentissage, sont autant de portes de développement que les neurosciences éclairent de façon précise.

On ne peut plus dire qu’on ne savait pas !

Stop à la violence éducative ordinaire

Nous y sommes tous. Il nous faut faire un grand chemin pour qu’ à la maison, à l’école, et ailleurs, nous décidions de rapports humains plus paisibles, plus respectueux, plus joyeux. Il nous faut « faire autrement ». Et pour « faire autrement », il nous faut penser autrement, parce que si je pense autrement, je fais autrement et j’obtiens autre chose…

L’esprit de ce livre, c’est penser autrement pour ne plus reproduire des schémas que le cerveau a toujours connus.

Alors, si vous aussi, vous essayez de semer votre petite graine pour des relations parents-enfants apaisées, n’hésitez pas à partager vos trucs ou expériences dans les commentaires ci-dessous.

 

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