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Déculpabiliser d’être un « mauvais parent »

Relation secure mère-enfant

 

Rien n’est plus douloureux quand on est parent que de se sentir « dépassé » par la situation de conflit ou de crise permanente  avec nos enfants, « de ne plus rien gérer »… « Je suis débordé ! » « Je n’y arrive plus » « Je me sens nul(le) » « Je suis fatigué(e) ». Que ce soit à la maison ou à l’école, quand on a l’impression que notre enfant met tout en œuvre pour nous rendre la vie dure, on est vite accablé, on se sent un « mauvais parent ».

Sortir de ce cercle vicieux va nous demander de nous poser et de faire des choix. La bonne nouvelle, c’est que cela est possible sans fracas ni pour nous ni pour les enfants ! Rester dans la bienveillance n’est pas toujours facile… Je vous propose 4 clés pour devenir compétent en communication bienveillante.

1. Clarifier sa démarche et son intention

Notre contribution principale est de travailler sur nous-mêmes et de nous engager à 100% avec l’idée que, quand nous vivons la bienveillance, nous aidons toute l’humanité à se transformer.

Nous devons avoir une conscience aiguë de la manière dont nous souhaitons nous lier à d’autres êtres humains. – Marshall Rosenberg

Prenons le temps de nous arrêter trois ou quatre fois par jour, tous les jours, pour répondre à ces questions :

  • « Quelle est la qualité des liens que je veux entretenir avec les autres ? »
  • « Suis-je habité par la bienveillance, ici et maintenant ? »

2. Pratiquer encore et encore

Chaque fois que nous nous surprenons à porter un jugement de valeur (sur nous-mêmes ou sur les autres), nous pouvons les noter mentalement. Nous pouvons examiner ce qui a stimulé la réaction :

  • Qu’ont fait les autres ? Qu’ont-ils dit ?
  • Qu’ai-je pensé ? Comment me suis-je senti ? Qu’ai-je fait ?
  • Qu’est-ce qui m’a amené à riposter par un jugement de valeur ?

3. Faire preuve d’auto-empathie

Faire preuve d’auto-empathie, c’est se donner de l’empathie pour la peine ressentie lors de ces événement sans s’auto-flageller mais en identifiant les émotions et les besoins insatisfaits ressentis dans l’instant. Ici, nul besoin de rechercher la perfection mais simplement d’accepter la vulnérabilité.

Une fois que nous avons accueilli nos émotions (« oui, c’est vrai, je me suis senti… et j’aurais tellement aimé que… j’aurais eu besoin de… »), nous pouvons nous demander : « Comment aurais-je pu utiliser la communication bienveillante en pareille situation ? Quels pouvaient être les sentiments et les besoins de l’autre personne ? ».

Quand vous avez un tel objectif, chaque bourde devient l’occasion de faire la fête. – Marshall Rosenberg

Lire aussi : La communication non-violente au quotidien

4. Trouver une communauté

Faire partie d’une communauté de personnes qui partagent des valeurs de bienveillance et d’empathie procure un soutien important.

Nous vivons dans un monde dominé par une logique de jugements de valeurs et nous entourer d’un monde fonctionnant en « mode CNV » nous fournit une aide précieuse pour commencer à faire grandir cette idée jusqu’à ce que le monde tout entier fonctionne de cette manière. – Marshall Rosenberg

 

Pratiquer la CNV (Communication Non-Violente) au quotidien apaise bien des situations : arriver à se dire les choses sans crispations est réjouissant. Quand on se sent « mauvais parent » c’est que la porte de sortie est toute proche ! La conscience de vouloir faire autrement a émergé. Nous en sommes tous capables : osons communiquer en mode CNV !

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Source : Être vraiment soi, aimer pleinement l’autre : la Communication Non-Violente en couple et entre amis de Marshall Rosenberg (éditions Jouvence)

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