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Il me réveille la nuit : que faire ?

La nuit, on dort ! On aime tous ce temps de repos réparateur après sa journée active avant d’enchainer la suivante… Alors quand bébé vient perturber notre petit rythme personnel, c’est dur (et encore plus quand on prend de l’âge ! Si, si !). Mais quand les nuits s’enchaînent avec peu de répit, c’est très dur !

Que faire d’un bébé qui nous réveille toutes les heures ? d’un bébé pour qui la nuit est finie à 4 ou 5 heures du mat’ ? d’un bébé qui ne se rendort pas tout seul ? d’un bébé qui ne veut que les bras ou être collé à maman ou papa pour se rendormir ?

Un petit bébé est conçu pour se réveiller la nuit.

Eh oui, la nature est ainsi faite. En tant que bipède immature, bébé se réveille la nuit pour s’assurer que maman est toujours près de lui pour le protéger : une sorte de réflexe ancestral. Cette capacité à se réveiller serait aussi une protection contre la mort subite du nourrisson. Intéressant, n’est-ce pas ?

Pour que le « bon » bébé ne soit plus celui qui dort tout seul la nuit, mais celui qui suit son développement physiologique et affectif, voici 3 pistes pour des nuits meilleures !

1. L’acceptation

Beaucoup de choses peuvent changer à partir du moment où on a accepté que son enfant se réveille la nuit. Je dis enfant parce que, passés les 1ers mois de bébé, viendront les 1ers cauchemars, la peur du noir, l’envie d’être accompagné dans le sommeil… Bref, avant que le sommeil ne soit suffisamment stabilisé, il peut se passer quelques années… Rassurez-vous, il arrive un moment où les enfants se sentent suffisamment en sécurité pour s’endormir et se rendormir tous seuls : là, on savoure !

Savoir qu’on va se réveiller la nuit modifie notre sommeil de façon positive : nos phases (raccourcies de sommeil) sont plus apaisées parce qu’acceptées et donc plus reposantes. On n’est plus dans la tâche rébarbative et difficile à accomplir, mais dans quelque chose qui relève davantage de l’ordre des choses. Mon enfant se réveille, je le sais, je le raccompagne simplement dans son sommeil et je me recouche. Les nuits ne sont plus un combat, elles en deviennent plus simples.

2. Le cododo

Puisqu’il est nécessaire que tout le monde dorme la nuit, pourquoi ne pas pratiquer le cododo. Spontanément, beaucoup de parents prennent bébé dans leur lit, et constatent, ô miracle, que bébé y dort bien, même très bien. Certains mettent aussi le lit de bébé dans la même chambre qu’eux, ou collent un lit à leur lit. Si tout le monde y trouve son compte !

Paradoxalement, en plus d’offrir un beau sommeil à l’enfant, le cododo est aussi la meilleure façon de préserver le sommeil des parents. En effet, même si elle augmente le nombre des réveils nocturnes, elle diminue le temps d’éveil. Très souvent, ni l’enfant ni la mère (ni le père !) ne se réveillent complètement. La nuit se passe, et au petit matin, on ne se souvient même pas que l’enfant s’est réveillé ! D’expériences, le cododo a généreusement embellies nos nuits pendant des années. On se lève moins, on répond plus rapidement aux besoins de bébé, on est plus reposés.

Et quand on commence à avoir une fratrie, c’est top ! Le cododo se modifie : les enfants dormant dans la même chambre se rassurent l’un l’autre. Et souvent ils aiment partager la même chambre jusque vers 8-10 ans (voyez le gain de place chez vous !)

3. Accompagner l’enfant dans le sommeil

Souvent, on dit aux parents de ne jamais prendre l’enfant dans leur lit, et aussi de « ne pas attendre qu’il s’endorme pour quitter la chambre ». On exige de lui qu’il s’endorme seul, sans l’assistance de l’adulte et avec la seule aide d’une éventuelle sucette, de son pouce quand il le trouve, d’une peluche ou autre « doudou ». L’endormissement et l’apaisement sont perçus comme un apprentissage à accomplir par l’enfant de façon solitaire dès son plus jeune âge.

Et pourtant, presque partout ailleurs dans le monde, on accompagne l’enfant dans le sommeil, soit en l’endormant au sein, soit en le berçant (dans un berceau ou dans un hamac), soit par des tapotements rythmés (Afrique), soit par des berceuses.

Je ne saurais trop insister sur le fait qu’un endormissement apaisé est gage d’un bon sommeil et d’une sécurité affective renforcée. S’endormir dans les pleurs, d’épuisement produit un stress nocif pour l’enfant.

Jusqu’à quand ?

L’idéal serait bien sûr que l’enfant puisse prendre son autonomie quant au sommeil le jour où il y sera prêt. Et dans ce cas, l’expérience montre qu’un jour, il aura envie d’avoir son lit, sa chambre (il est important qu’il ne se sente pas obligé de rester avec ses parents parce qu’il n’y aurait pas pour lui d’autre lieu où dormir dans la maison).

Certaines circonstances peuvent amener à vouloir accélérer les choses. Certains enfants ont des nuits vraiment très perturbées. Cela peut être le signe d’un malaise quelconque. Des parents ont vu de grandes améliorations à la suite de séances d’ostéopathie, de changements alimentaires, etc.

Les besoins de l’enfant évoluent aussi avec l’âge. Là où un nouveau-né ne peut attendre, un enfant plus grand pourra, lui, accepter un remaniement à ses habitudes. Le père arrive souvent à le sevrer la nuit, en allant le voir, le bercer, lui expliquer que tout le monde dort, etc. Le maternage ne concerne pas que les mamans !

À chaque famille de trouver la solution qui respecte au mieux les besoins de tous ses membres, et de rester assez souple pour savoir en changer si le besoin s’en fait sentir.

Pour en savoir plus sur le sommeil des enfants, j’ai besoin de vos témoignages. Si cet article vous a plus, aidez-moi en laissant un commentaire ci-dessous pour partager votre expérience.

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