On peut vivre et parler avec les enfants sans rentrer dans des rapports de force qui abîment l’estime de soi et les liens.

La clé est dans la bienveillance. Pour soi et pour les autres. Voici 10 outils pour nous aider :

  1. La Communication Non Violente
  2. Les choix
  3. Les règles
  4. Les rituels
  5. La communication positive
  6. Les câlins
  7. L’accueil des émotions
  8. Le coffre aux trésors
  9. L’anticipation
  10. L’exemple

1. La Communication Non violente

Par respect pour soi et les autres, la CNV de Marshall Rosenberg permet de s’exprimer et de satisfaire nos besoins sans violence et sans accusation. Pour tout savoir sur la CNV en 3 points, c’est ici.

2. Les choix

Un enfant qui choisit, apprend à réfléchir, devient plus vite autonome et cultive son optimisme : on a toujours le choix dans la vie 🙂

« Tu préfères un yaourt ou un fruit pour le dessert ? »

« Tu veux mettre ce T-Shirt ou celui-là ce matin ? »

Le choix peut être restreint, mais laisse toujours la possibilité à l’enfant de décider

3. Les règles

Les enfants aiment les règles mais pas les interdits. Les règles s’établissent ensemble, sont décrites à la forme positive et sont révisées régulièrement car l’enfant évolue et progresse (et vous aussi).

4. Les rituels

Les habitudes et rituels sont des repères pour l’enfant. Cela les sécurise.

Installer des rituels vous évitera de donner des ordres (ce que personne n’apprécie), les choses se feront plus aisément. Quel plaisir !

Quelques idées de rituels ici.

5. La communication positive

Merci à parentsaujourd’hui.org pour le visuel

Il y a manière et manière de dire les choses. Dans un cas, on obtiendra résistance et énervement, dans l’autre, les choses se feront tranquillement. Les mots ont un poids, à nous de les apprivoiser…

J’ai regroupé pour vous 12 phrases, repérées par Thomas Gordon, qu’on dit sans même s’en rendre compte et qui ne fonctionnent pas ou dans la force et la colère réciproques, et celles qui font du bien à tout le monde et qui sont efficaces. Suivez-moi, c’est ici !

6. Les câlins

Dans un moment de câlin, les hormones suivantes suivantes sont libérées :

  • l’ocytocine
  • la dopamine

Autant d’hormones du plaisir, que du bonheur 🙂 Ne nous en privons pas ! Il y a toujours le temps pour un câlin ! Chez nous, les câlins ne se négocient pas : « Si tu n’es pas gentil, tu n’auras pas de câlin ! » « Tu as tapé, tu ne mérites pas de câlin ! » Les câlins sont offerts généreusement et sans conditions, même et surtout après une expérience malheureuse.

Ocytocine et dopamine contribuent à notre bien-être et alimentent un cercle vertueux qui mène :

  • à une diminution du stress
  • au développement de l’empathie
  • à une augmentation de la confiance
  • au renforcement de l’attachement
  • à la croissance de l’affection réciproque

Mieux ! Les câlins développent le cerveau des enfants et font notamment maturer le cortex préfrontal, zone essentielle du cerveau – c’est celle qui organise, aide à faire des choix, développe la réflexion.

Câlinez sans réserve et vous verrez, vous vous sentirez mieux et vos enfants aussi !

7. L’accueil des émotions

C’est une des grandes clés d’une relation sereine avec nos enfants.

Du fait de l’immaturité de leur cerveau, les enfants ne peuvent pas faire face à leurs émotions seuls.

Ils ont donc besoin de notre accompagnement pour identifier, nommer, comprendre et réguler leurs ressentis. Rien que ça, les aide à se sentir mieux et à les apaiser. Souvent, ils ne nous demandent pas de trouver une solution pour eux, ou de leur donner ce qu’ils veulent, souvent, ils veulent tout simplement être entendus et comprendre ce qu’ils ressentent.

Les étapes de l’accompagnement émotionnel sont ici.

8. Le coffre aux trésors

Si vous étiez chaleureusement encouragé lorsque vous réalisez une action. Auriez-vous envie de la reproduire ?

Soyons le coffre aux trésors des bons coups de nos enfants :

9. L’anticipation

Derrière chaque NON se cache un OUI… et pour que ce NON se transforme rapidement en OUI, il nous faut soigner les moments de transition.

10. L’exemple

En matière d’éducation comme dans bien d’autres domaines, on n’a rien inventé de mieux que l’exemple. Nos enfants nous imitent, apprennent par imitation. « Fais ce que je te dis, mais ne fais pas ce que je fais » est une formule vouée à l’échec !

Les neurosciences aujourd’hui le confirment avec le rôle des neurones miroirs. Pour faire simple, le cerveau de l’enfant va se développer par imitation de ce qui l’entoure. Autrement dit, ses apprentissages, son développement affectif se fera grâce à ce que nous, ses parents, lui transmettrons, lui montrerons.

Ainsi, plus nous serons à l’aise avec les 9 outils que vous venez de lire 🙂 et plus notre enfant sera calme, saura exprimer ses attentes sans agressivité, et ses émotions parce qu’il saura les nommer. Il sera câlin et coopératif. Alors qu’est-ce qu’on attend ?

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à le partager autour de vous.