Eduquer-Grandir

Agir pour vivre heureux avec ses enfants

#14 : 5 conseils précieux pour traverser la période de 1 à 5 ans ;-)

Opposition, pleurs, crise de rage : entre 1 et 5 ans, nos enfants nous déstabilisent. Isabelle Fillozat émet l’hypothèse que ces comportements dérangeants ne sont pas faits pour nous mettre hors de nous – même si c ‘est parfois le résultat 🙁 Gardons à l’esprit que les comportements des enfants, même les plus extrêmes, sont d’abord au service de leurs propres besoins.

Morceaux choisis, extraits de l’excellent livre « J’ai tout essayé ».

Conseil n°1 :  Consacrer 10 minutes par jour à son enfant

Quand les besoins de contact et d’attention de l’enfant ne sont pas suffisamment remplis, ses circuits cérébraux sont en manque. Crise de rage, de pleurs pour un rien, comportements excessifs sont autant de manifestations de détresse du système nerveux. Échanger des « je t’aime », faire un câlin ou jouer ensemble, charge l’organisme en ocytocine, l’hormone du bonheur. L’enfant, comme le parent, se sent mieux, heureux. C’est pourquoi, consacrer ne serait-ce que 10 minutes par jour de pleine disponibilité à votre enfant (sans écran – ni téléphone, ni télévision, ni tablette, sans cuisine à préparer, sans lessive à faire ou à étendre, sans vaisselle à ranger, …) pour le nourrir d’affection et de tendresse, vous assurera des soirées plus tranquilles.

Conseil n°2 : Dire STOP plutôt que non

De 12 à 18 mois, quand le tout-petit commence à crapahuter et à toucher à tout, les parents font leur période du « NON » bien avant leurs enfants ! Le cerveau humain a du mal à comprendre la négation. Vous vous simplifierez la vie en indiquant à votre enfant ce qu’il peut faire plutôt que ce que vous ne voulez pas qu’il fasse.

Quand on dit NON, c’est souvent sur un ton de reproche et en fronçant les sourcils, tandis qu’en disant STOP on ouvre les yeux et notre ton est impératif sans être blâmant, on interrompt le mouvement. Le plus souvent, les enfants de cet âge cherchent du regard leur parent pour avoir l’autorisation de toucher à un objet. C’est le moment de dire STOP, puis d’expliquer l’interdit avec des mots simples.

extrait de « J’ai tout essayé » d’Isabelle Filliozat

A 1 an, votre enfant est incapable  de comprendre une règle, alors la respecter…

Mieux vaut guider ses gestes, le rediriger, inscrire la consigne dans son corps sera plus efficace.

Conseil n°3 : Accueillir les émotions

Apprivoiser ses émotions fait partie d’un devenir un humain heureux 🙂

  • Objectif : lui enseigner les mots des émotions (je suis en colère, je suis inquiet, je suis joyeux, je suis triste, ..) et l’aider à classer les mots « merde », « con », « putain » … dans la catégorie gros mots. Les insultes et injures sont inacceptables. Ce sont des mots qui font mal. Stop ! Ici on dit son émotion, pas des mots cailloux !
  • « Je veux ! » : Il montre du doigt et montre toujours tout. Jusque vers 3 ans, « je veux » est un mot fourre-tout. L’enfant ne fait pas encore la différence entre son intention, sa demande et désigner. De la même manière que lorsqu’il voit un oiseau dans le ciel ou une girafe dans un livre, on ne pense pas qu’il désire ni un oiseau ni une girafe, il ne veut pas forcément le gâteau ou le nounours de la vitrine. Nommons les choses : »Oui, c’est un beau nounours. » Accueillons l’émotion : »Quel plaisir pour les yeux de voir un si beau gâteau. »
  • L’enfant a le droit d’éprouver de la colère, c’est l’émotion naturelle de la frustration. Il a le droit de l’exprimer au parent qui est celui par qui la frustration arrive. Pour que l’enfant apprenne à vivre la frustration, il faut que le parent ne se sente pas « détruit » par cette colère. « C’est vrai, c’est vraiment frustrant de ne pas avoir le bonbon que tu voulais. »

Conseil n°4 : Éviter de donner des ordres

De 18 à 24 mois, l’enfant prend conscience d’être une personne distincte de ses parents. Il s’affirme avec le NON. D’expérience, ce n’est pas parce qu »il vous répond NON qu’il ne veut pas le faire : souvent, il dira NON, mais le fera dans la foulée 🙂 Il nous suffit juste patienter quelques instants.

Comment éviter de donner des ordres ?

  • installer des routines : bottes quand il pleut, pyjama pour la nuit, …après le repas les mains, la bouche les dents, le matin : câlin, pipi, on s’habille, … au parc : dès que tu as fini ce tour, on y va…
  • offrir le choix : un pantalon ou une jupe ?
  • donner des informations : « Quand la porte reste ouverte, ça fait un courant d’air » plutôt que « ferme la porte » – « Il y a plein de jouets par terre » plutôt que « range ta chambre »
  • adresser des messages « je »

Conseil n°5 : Favoriser le contact physique

  • Au lieu de crier « lâche ça tout de suite », mieux vaut prendre la main de l’enfant et l’aider à relâcher sa prise. Quand ils sont petits, les enfants ne savent pas trouver de suite la commande lâcher…
  • Il n’écoute pas quand on l’appelle ! Obéir à un ordre verbal semble plus compliqué pour les petits garçons. Chez les filles, la zone de traitement du langage se développe plus précocement : elles réagissent plus rapidement aux demandes verbales. Au même âge, le cerveau des garçon n’est pas encore câblé. Le petit garçon réagit au contact physique.

Si vous trouvez ces conseils utiles, n’hésitez pas à partager votre expérience dans les commentaires ci-dessous.

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  1. Charlotte

    Y a des petites fautes de frappe et des mots qui sont passée à la trappe..
    Merci pour votre article. Rien de tel qu’un petit récapitulatif des idées de base!

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