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#10 : Vivre heureux avec son enfant

Quand un docteur écrit un livre sur la bienveillance et la nécessité du maternage, on se dit que c’est un pavé dans la mare dans le monde de la petite enfance. Et on dévore quand on réalise que ça y est, ENFIN, la science approuve le maternage de nos enfants !

Vivre heureux avec son enfant - Catherine Guegen

Merci Dr Catherine GUEGEN ! Je vous livre les 6 points à afficher bien en évidence chez vous pour garder le cap !

1) L’empathie qu’est-ce que c’est ?

L’empathie c’est la capacité à partager les émotions des autres et à en être affecté sans être dans la confusion entre soi et les autres. L’empathie permet de comprendre les émotions d’autrui.

A quoi ça sert ?

L’empathie nous sert à comprendre nos ressentis et ceux des nos enfants, et ainsi à y voir plus clair pour trouver des solutions adéquates à la situation.

Comment ça marche ?

  • L’empathie commence par soi-même : « Qu’est-ce que je ressens ? Qu’est-ce que j’éprouve dans telle situation avec mon enfant ? » Les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises, elles font partie de la vie. Les nommer, c’est les reconnaître, et donc pouvoir agir positivement.
  • Nommer les émotions de l’enfant puis l’amener à nommer lui-même ce qu’il ressent lui permet de comprendre ce qui se passe en lui. Et rien que cela est apaisant pour lui et permet à son cerveau de se construire pour trouver des solutions à son malaise. L’enfant, même petit, dit tout. Il faut juste savoir décrypter un regard, une parole, une expression…
  • L’empathie c’est une attitude : une présence, un regard, un ton, des gestes affectueux.
  • C’est un cercle vertueux : plus je suis empathique avec mon enfant, plus il sera empathique et affectueux. L’empathie se transmet !

2) Comment faire pour que le repas se passe bien ?

Se poser les bonnes questions

  • Que ressentez-vous lorsque votre enfant refuse de manger comme vous le voulez ? ou ne se tient pas à table comme vous le souhaitez ?
  • Que souhaitez-vous ?
  • Que ressent l’enfant au moment du repas ?

Notre rôle d’adulte

  • Aider notre enfant à être à l’écoute de son corps, connecté à ses sensations de faim et à ses goûts alimentaires. Il est contre-productif d’insister pour que l’enfant mange « parce que c’est l’heure » alors qu’il n’a pas faim. Faisons-lui confiance, laissons-le aussi manger à sa faim. Certains jours, il aura une faim de loup, d’autres un appétit d’oiseau. Laissons-le mettre de côté un aliment. Il pourra y revenir plus tard. Notre enfant a besoin de se sentir aimé même s’il n’a pas très faim, ou n’aime pas un aliment, ou ne finit pas son assiette…
  • Être un modèle pour l’enfant : nous sommes son principal repère. L’enfant nous imite, donc si on veut qu’il mange de tout, mangeons aussi de tout.
  • Faire du repas un moment agréable, un moment de partage détendu.

3) Comment faire pour que le moment du coucher se passe mieux ?

Comme pour le repas, posez-vous les bonnes questions :

  • Que ressentez-vous ? Accueillez vos émotions sans jugement. Vous pouvez être pressé (de prendre du temps pour vous), en colère (parce qu’il ne vous obéit pas), fatigué (de votre journée), content de passer ce moment avec lui…
  • Que souhaitez-vous dans la relation à votre enfant ? 
  • Que ressent mon enfant ? Mettez-vous à sa place. Mon enfant a du mal à s’endormir parce qu’il a eu une journée difficile ? A la maison c’est trop agité au moment du coucher ? Il a besoin d’un temps avec nous parce qu’on est rentré tard ? Il a peur du noir, du loup, des monstres ? Il est plutôt couche-tard ? On a raté son heure idéale de coucher, il est du coup trop énervé ?

Comme pour le repas, ayez conscience de votre rôle d’adulte :

  • Aider l’enfant à être à l’écoute de son corps, connecté à ses sensations de sommeil. Il est très bénéfique d’aider l’enfant à sentir lui-même ses propres signes de fatigue : »Es-tu fatigué ? » « As-tu envie de te reposer ? » On peut l’aider à décrypter ses signes de fatigue pour sentir le moment où il est l’heure de se coucher : « Là maintenant, je pense que tu es fatigué. »
  • Être un modèle pour l’enfant. Soyons nous aussi connectés à nos sensations. Si on est fatigué et que l’on dit : »Je suis fatigué, je vais aller me coucher, ça va être agréable de me reposer » l’enfant ne vivra pas le moment du coucher comme une exclusion mais comme quelque chose de naturel.
  • Accepter qu’il existe des couche-tard, des lève-tôt, des petits ou des gros dormeurs. Les besoins de sommeil sont individuels. Notre rôle de parent est d’observer notre enfant dans ses besoins de sommeil et de l’aider à en prendre conscience. Quand on se couche à l’heure souhaitée c’est très reposant et satisfaisant pour tout le monde.
  • Faire du moment du coucher un rituel agréable. Aidons notre enfant à s’apaiser pour s’endormir sereinement et non dans des pleurs ou d’épuisement. On peut lire une histoire, en inventer une, faire un massage, se raconter un bon moment de sa journée. Profitons de ce moment intime pour créer une complicité avec notre enfant. Si on est énervé ce soir là, on peut laisser faire l’autre parent, ou dire : « Je me sens énervé ce soir, je vais essayer de me calmer, puis je viens m’occuper de toi. »

4) Que faire face à un enfant agressif ?

Règle de base : C’est notre comportement qui est un facteur déterminant pour que l’enfant parvienne à réguler ses émotions négatives.

  • Arrêter le geste violent en douceur : sans lui faire mal, sans le dévaloriser verbalement.
  • Apaiser l’enfant : lorsque l’enfant tape, jette ses jouets, mord, rester présent, calme. Une attitude, un regard et une voix douce calment l’enfant. Pendant la colère, tenter de raisonner l’enfant est inutile, il n’écoutera pas tant que dure sa colère.
  • Comprendre l’enfant – au lieu de dire : »Tu es vraiment méchante. Quel sale caractère ! » préférez : »Tu étais très en colère parce que je m’occupais de ton frère et pas de toi. Dis-le moi avec des mots, pas en tapant. Je te fais confiance. Tu vas y arriver. » Comprendre et apaiser ne signifient pas laisser faire ni approuver la conduite de l’enfant.
  • Trouver les causes : lorsque l’enfant se met souvent en colère, est-ce parce qu’il a besoin de plus d’attention ? d’écoute ? de calme ? A t-il faim ? Est-il fatigué ? A t-il suffisamment joué dehors ? S’est-il assez dépensé ?

5) Que faire quand mon enfant ne m’obéit pas ?

Règle de base : Quand le parent exige que l’enfant obéisse immédiatement, l’enfant résiste. Nous en avons tous déjà fait l’expérience !

Pourquoi ?

  • L’enfant n’est pas fait fait pour être dressé ! Il a essentiellement besoin de confiance, de bienveillance, de liberté. Il est spontanément curieux et enthousiaste.
  • Le petit enfant n’a pas la notion du temps. Il est entièrement concentré dans le présent. Les expressions « C’est l’heure » « Dépêche-toi ! » « Arrête de traîner » « On va être en retard » n’ont pas de sens pour lui.

Notre rôle d’adulte

  • Être un guide pour l’enfant – lui montrer l’exemple par un comportement bienveillant. Quand on crie à un enfant de se taire parce qu’il crie, que peut comprendre l’enfant ? L’adulte lui demande d’être respectueux et de ne pas crier alors que lui crie ! Quand l’adulte est violent, l’enfant devient violent. Quand l’adulte est rigide, l’enfant devient rigide. Quand l’adulte est empathique, l’enfant devient empathique.
  • Être patient – aider l’enfant à changer d’activité. Au lieu d’arriver brusquement et lui dire « Dépêche-toi, on y va », laissons-le terminer en partie ce qu’il fait « Je te laisse poser encore 2 pièces de puzzles et on y va ». Souvent, l’enfant sera coopératif.
  • Être empathique – se mettre à la place de l’enfant : Que ressent ma fille qui commence à marcher et que je mets de force dans la poussette ?

6) Je suis à bout !!! Que faire sans violence ?

Quand on perd patience, savoir ce qui nous apaise est nécessaire pour ne pas faire subir à l’enfant des violences verbales ou physiques nocives à son développement.

Comment se calmer ?

A chacun de trouver ce qui peut l’apaiser sur le moment :

  • parler avec son conjoint
  • respirer un bon coup
  • aller faire pipi
  • s’isoler
  • boire un verre d’eau
  • téléphoner à un ami

Si cela se reproduit plus souvent, peut-être avez-vous besoin de vous accorder un temps pour vous. Parfois il suffit de faire une pause (voir des amis, faire du shopping, pratiquer son sport préféré, se promener, écouter de la musique, aller au cinéma…) en confiant les enfants à une personne de confiance pour retrouver ensuite le bonheur d’être avec ses enfants.

Conclusion

C’est au cours des 1ères années de la vie que nous sécurisons notre enfant. Construire ce bagage affectif demande du temps, de la patience, de la douceur, de la tendresse. Plus tard, nous en récoltons les fruits. De mon expérience, des enfants avec un bon bagage affectif sont des enfants solides, confiants et chaleureux. Et si élever nos enfants dans l’empathie rendait les humains plus pacifiques et changeait le monde ?

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