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#17 : Entre 6 et 11 ans : 5 pistes pour ne plus être exaspéré par ses enfants !

Finie la petite enfance, bébé grandit, la relation évolue. C’est un enfant maintenant, un « grand » ! Il saute partout, elle a du mal à se concentrer, il manque de confiance, elle oublie ses affaires, il est violent à l’école, elle se montre difficile à table, il répond ! Que d’exaspérations devant leurs comportements !

Et s’il y avait des raisons autres que le manque de limites. Faisons un tour à l’intérieur du cerveau de nos enfants avec Isabelle Filliozat.

1) Jouer !

Jouer au moins 10 minutes par jour avec son enfant, en se montrant attentif, disponible (on éteint son téléphone ! on arrête de penser à tout ce qu’il y a à faire à la maison !), interagir avec lui. Tout cela participe à baisser le niveau de stress de l’enfant mais aussi le nôtre !

Eh oui, jouer en faisant autre chose, ne comble pas le réservoir affectif de notre enfant. Un jeu le matin ou au retour de l’école entraîne une réduction considérable des plaintes, pleurs, chamailleries pour la suite de la journée. Si, si, et plus nous intervenons tôt, plus le réservoir affectif sera comblé 🙂

2) Accueillir les émotions

Elle se plaint ? Il souffre ? Notre sang ne fait qu’un tour… et nous nous protégeons de ce stress au lieu d’écouter et d’aider l’enfant. A chacun son style :

  • Sauveur : nous consolons, prenons en charge le problème…
  • Persécuteur : nous insistons sur une culpabilité de l’enfant « Qu’est-ce que tu as encore fait ? »…
  • Victime : nous nous plaignons : « De toutes façons, ça ne m’étonne pas de toi » « C’est toujours pareil »

En réalité, à chaque fois que nous tentons de conseiller, même avec le désir d’aider, nous empêchons l’enfant de résoudre lui-même son problème. Inutile de lui démontrer que nous nous débrouillons mieux que lui !

Des petits « Oh ! Ah ? Eh bien ! » soulignent l’intérêt et sont suffisants. Ni questions, ni commentaires… Vous verrez votre enfant se sentira capable de résoudre seul son problème.

3) Canaliser son énergie !

« Elle court partout et fait n’importe quoi ! » « C’est insupportable, il ne sait pas rester tranquille ! »

L’ennui induit le stress. Lorsque nos pensées vagabondent sans que rien ne focalise notre attention, l’activité neuronale augmente. Donner une orientation constructive à l’énergie de l’enfant sera toujours plus efficace que de la réprimander… et même que de lui promettre une récompense…

Focaliser l’attention d’un enfant est bien plus efficace que d’émettre des menaces ou de crier. Quel gain de temps et d ‘énergie ! Par exemple, au supermarché, je peux confier des missions : « Tu peux rayer les mots de la liste » « Tu peux aller chercher les céréales ? » « Peser les fruits ? »

4) Être un modèle

On n’a rien inventé de mieux que l’exemple ! Et nos enfants ne s’y trompent pas ! Ils apprennent par imitation. Ils nous regardent. Nous sommes leurs modèles que nous le voulions ou non. Nous transmettons nos comportements quotidiens. Alors faisons attention à ne pas lui mentir, même pour « ne pas le faire souffrir ».

Il est très important que l’adulte respecte aussi la règle établie. Les enfants, comme nous, détestent les limites, ils adorent les règles ! les interdits focalisent l’attention sur le comportement à problème tandis que les règles et les permissions focalisent l’attention de l’enfant sur le comportement désiré. Alors, formulons nos phrases en termes de permissions, d’informations, de consignes.

Montrer l’exemple reste certainement la voie la plus efficace pour enseigner le respect des règles. Cela est d’autant plus vrai que les parents sont la figure d’attachement de l’enfant, le socle auquel il se réfère pour diriger ses comportements.

5) Privilégier la relation

Être parent n’est pas de tout repos. Nos nerfs sont souvent mis à rude épreuve. raison de plus pour en prendre soin de façon à conserver nos capacités à parenter. Quand on n’en peut plus, posons nous la question : « Qu’est-ce qui m’énerve exactement ? » « Qu’est-ce qui est important pour moi ? » « Quelle est la relation que je veux avec mon enfant ? »

L’éducation est avant tout une relation. Privilégier cette dernière est toujours prioritaire. L’amour et le lien sont les premières nourritures de l’enfant : ce sera toujours le meilleur choix !

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